SUD Radio France

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M. Hees à l’Ouest !

mur100Tout laisse à penser que l’opération de la journée « antenne unique », à l'occasion des festivités du 20e anniversaire de la Chute du Mur, été mise en place pour être agréable au prince qui nous gouverne ! Avec à la clé :
- Une tentative d’externalisation de la production.
- Une menace de perte de salaire pour certains cachetiers.
- Le potentiel des antennes contraint à la logique d'une antenne unique.
- Une exclusion d’une majorité des personnels (musiciens, PARL, techniciens, journalistes,..).
La journée du 9 novembre est un résumé de tout ce qu’il ne faut pas faire. Et Jean-Luc HEES est tellement persuadé de l’utilité de ce type d’opération qu’il a promis qu’elle ne serait pas renouvelée ! Quelle incohérence !

SUD Radio France a été contraint, ainsi que la CFDT, de déposer un préavis de grève concernant la journée du 9 novembre pour forcer la Direction à revoir sa copie. Un PDG, même novice, se doit de respecter un certain nombre de principes et de règles. Ce coup de semonce était nécessaire même si rien n’a bougé sur la mise à l’écart d’une majorité des personnels. Très peu d'inflexions sont à noter, par rapport au projet initial, sur la place scandaleusement faible des radios locales dans ce dispositif.

Le relevé de conclusions obtenu après plusieurs réunions de négociation dans le cadre du préavis de grève précise cependant :
- « la marque de fabrique de Radio France se situe en particulier dans l’utilisation de ses propres moyens de production et qu’elle n’entend pas déroger à ce principe ».
- le prestataire extérieur a une « mission de conseil » et que celle-ci est « complétée par une mission de transmission des savoirs et des connaissances ».
- « les personnes rémunérées au cachet, qui n’assureraient pas d’émission ce jour là, ne subiront aucune baisse de leurs revenus ».
Face à la réaffirmation de ces principes, nous avons donc décidé de lever le préavis de grève.

Pour SUD Radio France, le combat continue :
- Le PDG a accrédité une nouvelle fois la thèse qu’il n’était pas indépendant du pouvoir qui l’a nommé.
- Il n'a pas hésité devant les Sénateurs à insulter gravement les organisations syndicales qui relayaient les préoccupations des salariés en déclarant que ce préavis était dû aux élections professionnelles.
- En voulant confier l’organisation de cette journée à un prestataire extérieur, il a tenté de s’attaquer à la règle d’or de Radio France : notre société fabrique tout ce qu’elle diffuse.
- La DRH a tenté de faire des économies sur le dos des cachetiers en évoquant le traitement au « cas par cas ».

C'est la menace d'une grève et d'un rapport de force qui l'a fait reculer. Mais la Direction de Radio France a montré un mépris inquiétant pour les radios locales de Bleu. Un Comité Central d'Entreprise extraordinaire doit se tenir sur la question du Réseau France Bleu. Jean Luc HEES doit prendre la mesure de la richesse de ce réseau et de l'attachement de ses auditeurs et des personnels à une radio de proximité. SUD Radio France demandera également le coût financier de l'opération Berlin du 9 novembre. D'ores et déjà, celles et ceux à qui l'on serre la ceinture à longueur d'année savent que rien n'est trop beau pour la journée de Jean Luc HEES. Mais promis, il ne recommencera pas ! Faute avouée...

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