Présentation
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Depuis sa création à la fin de l’année 2003, SUD a réussi à se faire une place dans le paysage syndical de Radio France. En 2019, à l’issue des élections professionnelles, nous sommes toujours la 2ème force syndicale.
Cette position nous conforte dans notre seule et unique motivation : défendre toutes et tous les salarié-es de Radio France. Défendre leurs conditions de travail et de rémunération. Défendre leurs métiers. Défendre les valeurs de service public qu’ils portent et incarnent chaque jour.
Cette position nous engage. Face aux attaques sur les droits des salariés, face à la doctrine gouvernementale du « faire toujours plus avec toujours moins de moyens », face aux menaces qui pèsent sur l’Audiovisuel Public et son financement pérenne par la redevance audiovisuelle, face à une Direction qui trop souvent traite les salarié-es par l’indifférence, voire le mépris, SUD Radio France répondra toujours fermement présent !
SUD Radio France peut compter sur la force de chacune et chacun de ses adhérents pour informer les salarié-es, les défendre au quotidien, participer activement aux négociations et participer à tous les combats que nous avons à mener.
SUD Radio France est et restera Solidaire, Unitaire et Démocratique.
Carrières PTA : de réelles avancées, enfin !
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CARRIERES PTA : DE REELLES AVANCEES, ENFIN !
Lors des dernières commissions de suivi de carrières (CSC), SUD a alerté la direction sur une injustice avérée, conséquence de la nouvelle politique RH en la matière.
L'attribution d'une promotion pour les salariés en débuts de carrière, cadeau bienvenu pour des bas salaires, était en réalité un ralentisseur de progression salariale. Nous avons constaté que, dans de nombreux cas, les nouveaux arrivés PTA gagnaient quelques mois, mais se trouvaient pénalisés : lors de leur passage "accéléré" de A vers B, possible dès 2 ans d'ancienneté, leur augmentation était seulement de 7,5% au lieu de 9% dans le cas d'un automatisme. Un handicap qui les suivra tout au long de leur carrière. Par la suite, nous avons porté à de nombreuses reprises la revendication d'un rééquilibrage : oui à l'anticipation du passage de A vers B, non à la perte de 1,5%.
Nous avons été entendu par la direction !
C'est aussi le cas pour les CDD recrutés en CDI au palier B. Ils bénéficieront, lors de leur embauche en B d'une mesure à 9% par rapport à leur niveau d'arrivée.
Autre sujet porté par SUD, le soutien à la mobilité. Deux populations sont concernées : les réalisateurs et les techniciens, en particulier ceux de locales qui n'ont que très peu de possibilités d'évolution au sein de la maison. La mobilité géographique est souvent difficile : traverser la France avec sa famille, dans un contexte d'emploi difficile, est un effort trop peu récompensé. Nous avons fait le choix, à SUD, de demander systématiquement à la direction d'attribuer une mesure salariale à ceux qui faisaient cet effort, sans forcément être entendu. C'est chose faite désormais.
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La musique dans la douleur
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LA MUSIQUE DANS LA DOULEUR
Les musiciens des formations musicales permanentes subissent depuis plusieurs années, comme de nombreux autres salariés, une dégradation constante de leurs conditions de travail. Les accidents du travail se succèdent (auditifs, Troubles Musculo-Squelettiques) et les alertes ont été multipliées dans les instances. La Direction refuse de faire le constat qui s’impose : l’organisation du temps de travail nuit gravement à la santé des musiciens et choristes de ses formations.
Ces dernières années, la Direction a profité de toutes les marges d'interprétation possibles et imaginables de l'accord collectif signé en 2017. Là où elle disait, la main sur le cœur, ne rien vouloir changer aux usages de la planification, on voit bien qu'elle cherche l'optimisation par tous les moyens possibles.
Les musiciens et choristes sont des salariés à 35 heures, mais dont l’organisation du temps de travail est annualisée et où le temps de préparation individuel est laissé « à l'initiative des musicien-nes (sic) ». Ce temps est indispensable pour répondre aux exigences artistiques du métier. Dans les faits, ce temps est aujourd’hui ignoré (certains mois n'affichent que 7 jours sans planification), conduisant à des successions de productions qui ne permettent plus de se préparer convenablement, ou imposent de le faire dans des périodes dévolues au repos (repos hebdomadaire, congés payés, jours de repos conventionnels…). De plus, les contraintes liées au planning d'occupation de l'auditorium entrainent une irrégularité permanente des horaires (travail en journée, en soirée, qui changent d’une semaine à l’autre, enchainements soir/matin).
Matinales filmées : chroniques d'un naufrage annoncé
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MATINALES FILMEES : CHRONIQUE D'UN NAUFRAGE ANNONCE
Que reste-t-il du grand projet de rapprochement France 3 / Ici voulu par la tutelle depuis 10 ans ?
Quelques bâtiments partagés ici ou là par deux réseaux totalement distincts dont les organisations sociales autant qu’éditoriales n’ont rien en commun.
Un changement de nom mal compris et totalement asymétrique, le logo n'apparaîssant que très peu à la TV.
Finalement, le résultat le plus notable, c'est l’uniformité des bonnettes, rendant plus visible notre présence, mais qui permettra aux pourfendeurs de l’audiovisuel public de dénoncer une gabegie d’argent public lors d’évènements rassemblant radio et télé.
Quant au vaisseau amiral du dispositif, le projet le plus innovant de la chaîne, les fameuses matinales filmées, il connaît un coup d’arrêt spectaculaire en cette année 2026 qui marque pourtant la complétude du déploiement du dispositif technique sur le réseau.
Finie la « radio augmentée » ! Fin des bandeaux informatifs et des images d’illustration pouvant capter l’intérêt du téléspectateur ! Et surtout, fin de contrat brutale pour 50 éditeurs visuels employés par un sous-(mal)traitant privé : Eden Press.
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Technicien.nes supérieur du son d’ICI : stop au double langage !
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TECHNICIEN.NES SUPERIEUR.ES DU SON D'ICI : STOP AU DOUBLE LANGAGE !
Les technicien.nes supérieur.es du son du réseau sont épuisé.es. Rien à voir avec un automne gris et humide, leur fatigue est morale. Comment ne pas l’être lorsque l'on subit de multiples tergiversations de la part de sa hiérarchie ? Déjà miné.es par les menaces sur l’avenir, comme tous les salarié.es de Radio France, ils.elles doivent faire face à des stratégies incompréhensibles, accompagnées de discours tour à tour rassurants ou menaçants.
Tout cela génère un sentiment d’insécurité sur le contenu du travail alimenté par d’incessantes réformes :
- Expérimenter en permanence de nouvelles organisations de travail, c’est fragiliser des professionnel.les dans leur équilibre vie personnel/vie privée déjà contraint par la modulation au quotidien
- Automatiser les antennes en masse, c’est dénier la plus-value des technicien.nes
- Prioriser le contenu web au détriment de l’antenne, c’est dévaloriser les métiers de la production et faire peser un risque sur la pérennité des postes
- Annoncer des suppressions de postes dans des équipes si déjà réduites, c’est déconsidérer un métier qui se sent de moins en moins utile
- Supprimer des activités, et donc des compétences, c’est affaiblir la polyvalence qui caractérise les technicien.nes de locale
- Introduire subrepticement une nouvelle compétence, sans négociation, sans reconnaissance financière ni concertation, c’est créer des tensions dans les équipes entre les partisans de la vidéo et celles et ceux qui souhaitent voir les choses cadrées et encadrées
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