
LA MUSIQUE DANS LA DOULEUR
Les musiciens des formations musicales permanentes subissent depuis plusieurs années, comme de nombreux autres salariés, une dégradation constante de leurs conditions de travail. Les accidents du travail se succèdent (auditifs, Troubles Musculo-Squelettiques) et les alertes ont été multipliées dans les instances. La Direction refuse de faire le constat qui s’impose : l’organisation du temps de travail nuit gravement à la santé des musiciens et choristes de ses formations.
Ces dernières années, la Direction a profité de toutes les marges d'interprétation possibles et imaginables de l'accord collectif signé en 2017. Là où elle disait, la main sur le cœur, ne rien vouloir changer aux usages de la planification, on voit bien qu'elle cherche l'optimisation par tous les moyens possibles.
Les musiciens et choristes sont des salariés à 35 heures, mais dont l’organisation du temps de travail est annualisée et où le temps de préparation individuel est laissé « à l'initiative des musicien-nes (sic) ». Ce temps est indispensable pour répondre aux exigences artistiques du métier. Dans les faits, ce temps est aujourd’hui ignoré (certains mois n'affichent que 7 jours sans planification), conduisant à des successions de productions qui ne permettent plus de se préparer convenablement, ou imposent de le faire dans des périodes dévolues au repos (repos hebdomadaire, congés payés, jours de repos conventionnels…). De plus, les contraintes liées au planning d'occupation de l'auditorium entrainent une irrégularité permanente des horaires (travail en journée, en soirée, qui changent d’une semaine à l’autre, enchainements soir/matin).
MATINALES FILMEES : CHRONIQUE D'UN NAUFRAGE ANNONCE
Que reste-t-il du grand projet de rapprochement France 3 / Ici voulu par la tutelle depuis 10 ans ?
Quelques bâtiments partagés ici ou là par deux réseaux totalement distincts dont les organisations sociales autant qu’éditoriales n’ont rien en commun.
Un changement de nom mal compris et totalement asymétrique, le logo n'apparaîssant que très peu à la TV.
Finalement, le résultat le plus notable, c'est l’uniformité des bonnettes, rendant plus visible notre présence, mais qui permettra aux pourfendeurs de l’audiovisuel public de dénoncer une gabegie d’argent public lors d’évènements rassemblant radio et télé.
Quant au vaisseau amiral du dispositif, le projet le plus innovant de la chaîne, les fameuses matinales filmées, il connaît un coup d’arrêt spectaculaire en cette année 2026 qui marque pourtant la complétude du déploiement du dispositif technique sur le réseau.
Finie la « radio augmentée » ! Fin des bandeaux informatifs et des images d’illustration pouvant capter l’intérêt du téléspectateur ! Et surtout, fin de contrat brutale pour 50 éditeurs visuels employés par un sous-(mal)traitant privé : Eden Press.
Lire la suite : Matinales filmées : chroniques d'un naufrage annoncé
Le bras de fer judiciaire a tourné en faveur des droits des salariés après la dénonciation de la direction de Radio France du versement de 1,4% de sa masse salariale au CASCI. Dans une décision très attendue ce jeudi 19 février, le tribunal judiciaire s’est prononcé sur le droit, dans une affaire rendue complexe après 50 années d’existence du CI, par les empilements d’accords dans les entreprises de l’audiovisuel public et surtout suite à l’attaque sans précédent de la direction de Radio France sur cet acquis social.
Le tribunal, s’appuyant sur l’article L.2312-81 du Code du travail, affirme l’impossibilité pour la direction de réduire les dépenses sociales de l’entreprise, qui doivent être reversées aux CSE de Radio France. Il « enjoint Radio France dans le délai d’un mois […à verser aux CSE d’établissement…] 1,40 % de sa masse salariale pour la gestion des activités sociales et culturelles à destination du CASCI.
Désormais, grâce à cette condamnation, les CSE de Radio France vont pouvoir honorer leur engagement auprès du CI ORTF en poursuivant le financement des vacances, villages-vacances et colonies pour 2026 et les années à venir.
Lire la suite : CI ORTF : SUD et les syndicats de Radio France gagnent au tribunal !
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