
MOBILISATION du 17 OCTOBRE 2026
De la jeunesse mobilisée aux salarié·es :
face à la vie chère, pour nos salaires,
notre pouvoir d’achat et nos services publics, même combat !
Partie des réseaux sociaux et largement relayée par la jeunesse, la mobilisation du 17 octobre s’est construite autour du refus de la vie chère, de la dégradation du pouvoir d’achat et de l’exigence de services publics forts, dotés des moyens nécessaires et accessibles à toutes et tous. Depuis, les colères convergent : jeunesse, lycéen·nes et étudiant·es, agriculteur.ices, salarié·es du public et du privé, et citoyen·nes mobilisé·es se retrouvent autour de revendications communes.
Cette colère, nous la partageons à Radio France
En effet, nombre de salarié.es au sein de la Radio Publique sont confronté·es à des salaires qui ne suivent pas la hausse du coût de la vie. Les restrictions budgétaires imposées à l’entreprise depuis plus de 10 ans, avec pour conséquences les suppressions d’emploi assumées par la direction au nom de la maîtrise de la masse salariale, pèsent directement sur le pouvoir d’achat des salarié.es quelques soient leur statut, à Paris et en région.
Ainsi, c’est dans tout l’audiovisuel public que les politiques d’austérité successives désormais menacent directement sa capacité à remplir pleinement ses missions de service public. Une nouvelle baisse de la dotation publique prévue en 2027 doit être combattue. Elle placerait les entreprises de l’audiovisuel public face à des arbitrages inacceptables entre l’emploi, les programmes et les moyens consacrés à la création. Fragiliser la production et réduire le volume d’emploi, c’est aussi précariser davantage les intermittent·es et toutes celles et ceux qui vivent de la création et de la production.
Salaires, emplois, services publics : mêmes combats
Plus largement, les organisations syndicales CGT Radio France et SUD Radio France portent l’exigence d’une augmentation générale des salaires et combattent les politiques d’austérité comme les attaques contre les services publics.
Nous revendiquons le droit, pour toutes et tous, de vivre dignement de son travail. Défendre notre pouvoir d’achat, augmenter les salaires, combattre la précarité, préserver nos emplois, soutenir la création et défendre un audiovisuel public fort relèvent d’un même combat.
Les organisations syndicales CGT Radio France et SUD Radio France, appellent les salarié·es à rejoindre les mobilisations du samedi 17 octobre.
Paris, vendredi 16 octobre 2026

Depuis plusieurs jours, des lycéen.nes et des étudiant·es se mobilisent pour leurs conditions d’études.
Manque de moyens, classes surchargées, bâtiments délabrés, personnels en nombre insuffisant, conditions d’apprentissage dégradées : ces revendications posent la question de l’avenir du service public.
Nous sommes tous.tes concerné.es.
À Radio France, des collégien·nes et des lycéen·nes travaillent déjà à nos côtés au sein de la Maîtrise de Radio France. Ces jeunes sont à la fois élèves et salarié·es, ils et elles font partie intégrante de Radio France. La jeunesse en nos murs, les maîtrisiens, tout comme nos alternants encore étudiants, doivent être défendus et protégés.
Défendre l’école publique, c’est défendre les conditions dans lesquelles les jeunes peuvent étudier, se former et construire l'avenir.
Ce combat rejoint celui de la défense de l’audiovisuel public, de l’information, de la culture, de la musique, de la création et de l’accès de toutes et tous à une radio indépendante et de qualité.
Quand les services publics sont soumis aux restrictions budgétaires et aux suppressions de moyens, ce sont les citoyen.nes qui en subissent les conséquences.
À l’école comme à Radio France, nous refusons que la recherche permanente d’économies se traduise par une dégradation des conditions d’études et de travail, tout en épargnant les plus riches et les multinationales.
Nous condamnons également toute forme de violence ou d’intimidation à l’encontre des jeunes qui participent à ces mobilisations, et nous réaffirmons leur droit à l’expression et à la mobilisation en toute sécurité.
Parce que les jeunes qui étudient aujourd’hui sont aussi les artistes, les journalistes, les technicien·nes et les citoyen·nes de demain, nous sommes à leurs côtés pour refuser de sacrifier leur avenir. Les services publics ont besoin d'investissements à la hauteur de leur rôle essentiel pour la nation : des moyens, des personnels et un véritable projet d’avenir.
Paris, 7 octobre 2026

Le 22 juillet au matin, de très nombreux auditeurs ont été perturbés par une large redistribution des fréquences FM. Des substitutions entre chaînes, parfois au bénéfice de France Info et Ici, souvent au détriment de France Musique, avec au total la perte sèche de 355 fréquences FM pour cette dernière plus ou moins compensées, à terme, par la poursuite du développement du DAB +.
Depuis cette date, les protestations des auditeurs de France Musique ne cessent d'enfler. A travers une multitude de canaux, le message adressé est le même : rendez-nous France Musique !
Les salariés de la chaîne ont adressé à la Présidente une lettre ouverte pour évoquer ce "raz de marée de commentaires tour à tour dépités ou véhéments ... l'expression du désarroi d'un nombre considérable d'auditeurs auxquels nous devons toute notre considération".
SUD Radio France soutient les signataires pour déplorer la rupture de notre mission de service public : offrir sur tout le territoire la diffusion - à toutes et tous - de la culture. Rappelons que France Musique contribue également au rayonnement de nos formations musicales en proposant sur son antenne, entre autres, l’intégralité de leurs concerts parisiens.
Particulièrement touchées, les zones rurales subissent déjà de plein fouet la dégradation des services publics, et il a fallu que celui de la radio s'ajoute. Qui plus est, l’Île-de-France n'est pas épargnée avec une couverture réduite.
L'argument de la substitution par le DAB + ne tient ni pour les foyers modestes, dont l'investissement nécessaire est rédhibitoire, ni pour les audiophiles qui ne peuvent se satisfaire de la compression audio inhérente à la technologie.
Alors certes, au jeu des chaises musicales, des fréquences ont pu profiter à d'autres chaînes dont la couverture était et reste imparfaite, mais l'affaiblissement de France Musique inquiète l'ensemble de la Maison de la Radio… et de la Musique. Le retrait de la FM est un message délétère pour les auditeurs, nos obligations en matière d'information ne doivent pas occulter nos missions de diffusion de la culture et de la musique.
France Musique doit rester la chaîne de la musique classique accessible et ouverte à tous sur l'ensemble du territoire et ses moyens doivent être préservés.
La colère des auditeurs et les inquiétudes des salariés doivent être entendues et la direction doit apporter des réponses précises à l'ensemble des questions évoquées dans cette lettre ouverte.
Paris, 30 septembre 2026
Page 1 sur 4

