
NAO 2026 : SUD SIGNE, MAIS...
Explication d’une signature en trompe l’œil.
Petit rappel, la NAO est une obligation légale faite à toutes les entreprises de plus de 50 salariés de négocier avec les organisations syndicales sur la rémunération. La direction aurait-elle enfin mis sur la table une proposition satisfaisante permettant de redonner une once de pouvoir d'achat étiolée par plusieurs années d'inflation galopante ? Aucunement si l'on observe le fossé entre les demandes des OS et la faiblesse de l'accord proposé.
Pour ce qui est des demandes SUD, la principale portait, comme chaque année, sur une augmentation collective en réévaluant la mesure NAO 2026, incluant tous les nouveaux entrants depuis le 1er janvier 2024 (injustement écartés par une interprétation douteuse de la NAO 2023). Parallèlement, nous avions demandé la préservation du nombre de mesures CSC/CPS pour maintenir les augmentations individuelles prévues dans notre accord collectif ainsi que de nombreuses améliorations attendues depuis des années pour certains métiers.
Las, l'accord mis sur la table ne comporte aucune mesure générale. Les réelles incertitudes budgétaires, menaces permanentes planant sur l'avenir de Radio France, bloquent, d'après la direction, ses velléités d'amélioration des rémunérations. Que penser alors de la PPV (prime de partage de la valeur / ex-prime Macron) dégagée en décembre et absolument pas évoquée lors de cette NAO ? Alors même que cette somme aurait pu irriguer nos discussions et apporter enfin une pérennisation de ce réel progrès que constituait le forfait NAO 2023, elle a totalement échappé au champ de la négociation, laissant la direction abonder les salaires de décembre 2025 dans l'urgence.
Dans ce cas, pourquoi diable SUD a signé cet accord ?
COMMISSION D'ENQUETE : MAINTENANT, L'HUMOUR DANS LA LIGNE DE MIRE
Voilà le feuilleton du moment qui fascine les politiques et les médias, et surtout ceux appartenant à un milliardaire breton bien – trop – connu : les délires et dérives de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public.
Non contente de laisser s’exprimer, à travers les questions biaisées, tendancieuses, voire franchement accusatoires et mensongères de son rapporteur, le député ciottiste Charles Alloncle, une haine absolue et ravageuse de l’audiovisuel public, c’est désormais son président, Jérémie Patrier-Leitus, député Horizons, qui s’octroie le privilège d'arbitrer ce qui relève de l’humour autorisé ou non à Radio France. En effet, il a pris l’initiative de « convoquer » à sa commission le producteur de « Zoom Zoom Zen » sur France Inter, Matthieu Noël, mais aussi " le rédacteur en chef, ainsi que le directeur du numérique et la personne chargée des réseaux sociaux de France Inter" (sic). En cause, des propos tenus sur les ondes par Merwane Benlazar, déjà attaqué par le passé pour son aspect général un peu trop magrébin au goût de certains, qui appelle, dans une chronique humoristique à un « cordon sanitaire » contre l’extrême-droite pour ne pas donner la parole aux racistes et à ceux qui manipulent la haine.
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TECHNICIEN.NES SUPERIEUR.ES DU SON D'ICI : STOP AU DOUBLE LANGAGE !
Les technicien.nes supérieur.es du son du réseau sont épuisé.es. Rien à voir avec un automne gris et humide, leur fatigue est morale. Comment ne pas l’être lorsque l'on subit de multiples tergiversations de la part de sa hiérarchie ? Déjà miné.es par les menaces sur l’avenir, comme tous les salarié.es de Radio France, ils.elles doivent faire face à des stratégies incompréhensibles, accompagnées de discours tour à tour rassurants ou menaçants.
Tout cela génère un sentiment d’insécurité sur le contenu du travail alimenté par d’incessantes réformes :
- Expérimenter en permanence de nouvelles organisations de travail, c’est fragiliser des professionnel.les dans leur équilibre vie personnel/vie privée déjà contraint par la modulation au quotidien
- Automatiser les antennes en masse, c’est dénier la plus-value des technicien.nes
- Prioriser le contenu web au détriment de l’antenne, c’est dévaloriser les métiers de la production et faire peser un risque sur la pérennité des postes
- Annoncer des suppressions de postes dans des équipes si déjà réduites, c’est déconsidérer un métier qui se sent de moins en moins utile
- Supprimer des activités, et donc des compétences, c’est affaiblir la polyvalence qui caractérise les technicien.nes de locale
- Introduire subrepticement une nouvelle compétence, sans négociation, sans reconnaissance financière ni concertation, c’est créer des tensions dans les équipes entre les partisans de la vidéo et celles et ceux qui souhaitent voir les choses cadrées et encadrées
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