
Passée en catimini, sans information préalable ni des salarié.es, ni des services, ni des représentant.es des personnels, la décision de confier le transport des salarié.es à la société de VTC LeCab (prestation assurée jusque là par les Taxis G7) est une véritable catastrophe ! Depuis septembre, les salarié.es parisien.nes travaillant en horaires décalés (commençant avant 6h ou terminant après 23h) doivent faire face à tous les aléas des VTC : temps d'attente parfois monumentaux, incertitude sur la ponctualité, annulation...
Un fiasco dans la mise en œuvre !
Du jamais vu ! Une plateforme de VTC sortie de nulle part écrit à tou.tes les salarié.es concerné.es en leur demandant de s'inscrire et de fournir des informations personnelles. Pour certain.es, le mail est parti directement à la corbeille... Une action pleine de bon sens si l'on en croit les règles en matière de cybersécurité ! Pour les autres, les ennuis commencent.
Un modèle social déplorable !
La Direction annonce fièrement avoir conclu un contrat exigeant avec un partenaire "spécialiste des déplacements professionnels", annonçant des délais inférieurs à 5 minutes (oups, c'est raté) et surtout des chauffeurs partenaires rémunérés équitablement. Totalement illusoire quand on connait le statut des chauffeurs de VTC. Et difficile à croire quand la direction se vante parallèlement d'économies substantielles par rapport aux contrats avec G7.
Des salarié.es confronté.es à des situations dangereuses !
Parmi les retours sur les dysfonctionnements qui s'accumulent depuis septembre, certains sont particulièrement inquiétants : fatigue de chauffeurs, conduites en infraction des limitations de vitesse et de la signalisation (stops et feux rouges). Pire, des témoignages évoquent des craintes d'agressions, avec des chauffeurs aux regards appuyés, voire qui proposent de raccompagner jusqu'au domicile et boire un verre. On n'imagine pas que la direction reste sans réagir face à de tels risques...
Une façon innovante de faire face à ces problèmes...
Pour tenir compte des premières remontées inquiétantes, la direction apporte une réponse stupéfiante : demander à faire des retours pour les signaler à la plateforme et obtenir ainsi la suspension des chauffeurs concernés. Non contente d'exposer les salarié.es à des risques potentiels de représailles, elle leur demande de porter la responsabilité de sanctions qu'un autre employeur appliquerait à ses "chauffeurs partenaires".
Les salarié.es refusent que leurs retours de satisfaction se transforment en délation.
SUD Radio France n'accepte pas qu'un appel d'offre dégrade considérablement les conditions de transport des salarié.es, et encore moins qu'ils.elles soient exposé.es à un risque supplémentaire sous couvert d'économies. SUD demande à la direction de dénoncer le contrat avec LeCab pour confier le transport de ses salarié.es à des sociétés de taxi officielles.
Paris, le 23 octobre 2026

Depuis plusieurs jours, des lycéen.nes et des étudiant·es se mobilisent pour leurs conditions d’études.
Manque de moyens, classes surchargées, bâtiments délabrés, personnels en nombre insuffisant, conditions d’apprentissage dégradées : ces revendications posent la question de l’avenir du service public.
Nous sommes tous.tes concerné.es.
À Radio France, des collégien·nes et des lycéen·nes travaillent déjà à nos côtés au sein de la Maîtrise de Radio France. Ces jeunes sont à la fois élèves et salarié·es, ils et elles font partie intégrante de Radio France. La jeunesse en nos murs, les maîtrisiens, tout comme nos alternants encore étudiants, doivent être défendus et protégés.
Défendre l’école publique, c’est défendre les conditions dans lesquelles les jeunes peuvent étudier, se former et construire l'avenir.
Ce combat rejoint celui de la défense de l’audiovisuel public, de l’information, de la culture, de la musique, de la création et de l’accès de toutes et tous à une radio indépendante et de qualité.
Quand les services publics sont soumis aux restrictions budgétaires et aux suppressions de moyens, ce sont les citoyen.nes qui en subissent les conséquences.
À l’école comme à Radio France, nous refusons que la recherche permanente d’économies se traduise par une dégradation des conditions d’études et de travail, tout en épargnant les plus riches et les multinationales.
Nous condamnons également toute forme de violence ou d’intimidation à l’encontre des jeunes qui participent à ces mobilisations, et nous réaffirmons leur droit à l’expression et à la mobilisation en toute sécurité.
Parce que les jeunes qui étudient aujourd’hui sont aussi les artistes, les journalistes, les technicien·nes et les citoyen·nes de demain, nous sommes à leurs côtés pour refuser de sacrifier leur avenir. Les services publics ont besoin d'investissements à la hauteur de leur rôle essentiel pour la nation : des moyens, des personnels et un véritable projet d’avenir.
Paris, 7 octobre 2026

Le 22 juillet au matin, de très nombreux auditeurs ont été perturbés par une large redistribution des fréquences FM. Des substitutions entre chaînes, parfois au bénéfice de France Info et Ici, souvent au détriment de France Musique, avec au total la perte sèche de 355 fréquences FM pour cette dernière plus ou moins compensées, à terme, par la poursuite du développement du DAB +.
Depuis cette date, les protestations des auditeurs de France Musique ne cessent d'enfler. A travers une multitude de canaux, le message adressé est le même : rendez-nous France Musique !
Les salariés de la chaîne ont adressé à la Présidente une lettre ouverte pour évoquer ce "raz de marée de commentaires tour à tour dépités ou véhéments ... l'expression du désarroi d'un nombre considérable d'auditeurs auxquels nous devons toute notre considération".
SUD Radio France soutient les signataires pour déplorer la rupture de notre mission de service public : offrir sur tout le territoire la diffusion - à toutes et tous - de la culture. Rappelons que France Musique contribue également au rayonnement de nos formations musicales en proposant sur son antenne, entre autres, l’intégralité de leurs concerts parisiens.
Particulièrement touchées, les zones rurales subissent déjà de plein fouet la dégradation des services publics, et il a fallu que celui de la radio s'ajoute. Qui plus est, l’Île-de-France n'est pas épargnée avec une couverture réduite.
L'argument de la substitution par le DAB + ne tient ni pour les foyers modestes, dont l'investissement nécessaire est rédhibitoire, ni pour les audiophiles qui ne peuvent se satisfaire de la compression audio inhérente à la technologie.
Alors certes, au jeu des chaises musicales, des fréquences ont pu profiter à d'autres chaînes dont la couverture était et reste imparfaite, mais l'affaiblissement de France Musique inquiète l'ensemble de la Maison de la Radio… et de la Musique. Le retrait de la FM est un message délétère pour les auditeurs, nos obligations en matière d'information ne doivent pas occulter nos missions de diffusion de la culture et de la musique.
France Musique doit rester la chaîne de la musique classique accessible et ouverte à tous sur l'ensemble du territoire et ses moyens doivent être préservés.
La colère des auditeurs et les inquiétudes des salariés doivent être entendues et la direction doit apporter des réponses précises à l'ensemble des questions évoquées dans cette lettre ouverte.
Paris, 30 septembre 2026
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