
RADIO FRANCE : NON À LA LIQUIDATION DE NOTRE STANDARD !
Radio France, ce ne sont pas seulement les voix emblématiques de nos antennes. C’est aussi toute une architecture de salarié·es dont certaines voix sont moins visibles, mais tout aussi essentielles. Parmi elles, les standardistes occupent une place centrale. Par leur professionnalisme, leur disponibilité et leur connaissance de l’entreprise, elles constituent un maillon indispensable de la Maison Radio France et des voix familières qui nous accompagnent chaque jour.
Aujourd’hui, la direction annonce froidement la fermeture définitive du service du standard de la DIESE et le licenciement économique collectif des 4 salariées concernées. Pour justifier cette décision, elle invoque une prétendue « sous-activité structurelle », en s’appuyant sur des statistiques faisant état de moins de 20 appels par jour et par opératrice. Mais cette baisse n'a rien de naturel : elle est le résultat direct de choix d’organisation opérés par la direction elle-même. En mettant en place un Serveur Vocal Interactif (SVI) dès 2022, celle-ci a filtré et détourné les appels. Autrement dit, elle a elle-même organisé la diminution de l’activité pour mieux justifier aujourd’hui ces suppressions de poste.
En persistant dans cette voie et en remplaçant l'humain par un simple répondeur automatique Cisco, la direction rompt un lien essentiel entre Radio France et ses auditeur·ices.
Pour nous, les salarié·es en CDI, CDD ou CDDU, la direction nous prive de l’aiguillage réactif et précieux assuré par les standardistes.
Pour les auditeur·ices, c'est la fin de l'accès direct personnalisé à notre service public. Cette décision participe ainsi à la dégradation de la relation avec le public ; la difficulté à contacter est un reproche souvent relevé dans les études sur le service public et avancé par la Défenseure des droits.
CARRIERES PTA : DE REELLES AVANCEES, ENFIN !
Lors des dernières commissions de suivi de carrières (CSC), SUD a alerté la direction sur une injustice avérée, conséquence de la nouvelle politique RH en la matière.
L'attribution d'une promotion pour les salariés en débuts de carrière, cadeau bienvenu pour des bas salaires, était en réalité un ralentisseur de progression salariale. Nous avons constaté que, dans de nombreux cas, les nouveaux arrivés PTA gagnaient quelques mois, mais se trouvaient pénalisés : lors de leur passage "accéléré" de A vers B, possible dès 2 ans d'ancienneté, leur augmentation était seulement de 7,5% au lieu de 9% dans le cas d'un automatisme. Un handicap qui les suivra tout au long de leur carrière. Par la suite, nous avons porté à de nombreuses reprises la revendication d'un rééquilibrage : oui à l'anticipation du passage de A vers B, non à la perte de 1,5%.
Nous avons été entendu par la direction !
C'est aussi le cas pour les CDD recrutés en CDI au palier B. Ils bénéficieront, lors de leur embauche en B d'une mesure à 9% par rapport à leur niveau d'arrivée.
Autre sujet porté par SUD, le soutien à la mobilité. Deux populations sont concernées : les réalisateurs et les techniciens, en particulier ceux de locales qui n'ont que très peu de possibilités d'évolution au sein de la maison. La mobilité géographique est souvent difficile : traverser la France avec sa famille, dans un contexte d'emploi difficile, est un effort trop peu récompensé. Nous avons fait le choix, à SUD, de demander systématiquement à la direction d'attribuer une mesure salariale à ceux qui faisaient cet effort, sans forcément être entendu. C'est chose faite désormais.
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TECHNICIEN.NES SUPERIEUR.ES DU SON D'ICI : STOP AU DOUBLE LANGAGE !
Les technicien.nes supérieur.es du son du réseau sont épuisé.es. Rien à voir avec un automne gris et humide, leur fatigue est morale. Comment ne pas l’être lorsque l'on subit de multiples tergiversations de la part de sa hiérarchie ? Déjà miné.es par les menaces sur l’avenir, comme tous les salarié.es de Radio France, ils.elles doivent faire face à des stratégies incompréhensibles, accompagnées de discours tour à tour rassurants ou menaçants.
Tout cela génère un sentiment d’insécurité sur le contenu du travail alimenté par d’incessantes réformes :
- Expérimenter en permanence de nouvelles organisations de travail, c’est fragiliser des professionnel.les dans leur équilibre vie personnel/vie privée déjà contraint par la modulation au quotidien
- Automatiser les antennes en masse, c’est dénier la plus-value des technicien.nes
- Prioriser le contenu web au détriment de l’antenne, c’est dévaloriser les métiers de la production et faire peser un risque sur la pérennité des postes
- Annoncer des suppressions de postes dans des équipes si déjà réduites, c’est déconsidérer un métier qui se sent de moins en moins utile
- Supprimer des activités, et donc des compétences, c’est affaiblir la polyvalence qui caractérise les technicien.nes de locale
- Introduire subrepticement une nouvelle compétence, sans négociation, sans reconnaissance financière ni concertation, c’est créer des tensions dans les équipes entre les partisans de la vidéo et celles et ceux qui souhaitent voir les choses cadrées et encadrées
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